Glossaire

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B

Biodéchets : Les biodéchets correspondent aux déchets organiques issus de ressources naturelles végétales ou animales. Pour les ménages, ils sont constitués des déchets de cuisine (épluchures de légumes et autres restes alimentaires) et des déchets verts du jardin (tailles de haie, tonte de gazon, feuilles mortes, etc.).

Biodégradable : Un matériau est dit « biodégradable » s’il peut être décomposé sous l’action des micro-organismes (bactéries, champignons, algues, vers de terre, etc.). Le résultat est la formation d’eau (H2O), de dioxyde de carbone (CO2) et/ou de méthane (CH4), et de sous-produits (résidus, nouvelle biomasse) non toxiques pour l’environnement.
La biodégradation est influencée par les paramètres physico-chimiques (température, humidité, pH) et microbiologiques (quantité et nature des micro-organismes) du milieu dans lequel elle se produit. Pour avoir vraiment un sens, le terme « biodégradable » doit donc être précisé et relié non seulement à une durée, compatible avec l’échelle humaine, mais aussi à des conditions de biodégradation.

Biomasse : Ressources renouvelables composées de ressources agricoles et forestières, des coproduits des agro-industries et des déchets organiques.

Bioplastique : Les « bioplastiques » regroupent des matériaux qui sont soit biosourcés, soit biodégradables, soit les deux. C’est pour cette raison que le terme de « bioplastique » ne peut se suffire à lui-même et qu’il convient de préciser, à chaque fois que l’on utilise ce mot, quelle est l’origine (biosourcé ou non) et la fin de vie (biodégradable ou non) du plastique. D’ailleurs, la définition française, parue au Journal officiel du 22 décembre 2016, réserve le terme de « bioplastique » aux matériaux à la fois biosourcés et biodégradables.

Biopolymères : Ce sont les polymères naturels issus des ressources renouvelables de plantes ou d’animaux. Ils peuvent être directement synthétisés par les plantes ou les animaux comme les polysaccharides (amidon, cellulose, chitosane, etc.), les protéines (collagène, gélatine, caséine, etc.) et les lignines, ou bien synthétisés à partir de ressources biologiques comme les huiles végétales (colza, soja, tournesol, etc.). D’autres biopolymères, comme le PHA, sont produits par des micro-organismes (bactéries) par fermentation à partir de sucres et d’amidon.

Biosourcé : Les matériaux biosourcés sont fabriqués, en partie ou en totalité, à partir de ressources biologiques renouvelables, le plus souvent végétales. Les sources de matières premières sont très variées. On retrouve tout ce qui touche à la biomasse, à la matière organique, en particulier les amidons, les sucres et les huiles végétales.

C

Compostable : Littéralement, qui peut être composté ou faire l’objet d’un compostage (voir ci-dessous).
Aujourd’hui en France, deux normes encadrent l’appellation « compostable » pour les emballages : NF EN 13432 pour l’aptitude au compostage industriel et NF T51-800 pour l’aptitude au compostage domestique. Les emballages plastiques conformes à ces normes peuvent donc faire l’objet d’une valorisation organique soit par compostage industriel (NF EN 13432) soit par compostage domestique (NF T51-800), au même titre que des déchets organiques (déchets alimentaires, déchets verts, etc.).

Compostage : Selon la définition de l’ADEME, le compostage est un procédé de transformation aérobie (c’est-à-dire en présence d’oxygène, contrairement à la méthanisation qui est une réaction anaérobie, c’est-à-dire sans oxygène) de matières fermentescibles dans des conditions contrôlées. Il permet l’obtention d’une matière fertilisante stabilisée, riche en composés humiques, le compost. Il s’accompagne d’un déga-gement de chaleur et de gaz carbonique.
C’est un procédé très utilisé en particulier en milieu agricole car le compost permet d’amender les sols en améliorant leur structure et leur fertilité.

E

Économie circulaire : Pour l’ADEME, l’économie circulaire est « un système économique d’échange et de production qui vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer notre impact sur l’environnement. Il s’agit de découpler la consommation des ressources de la croissance du produit intérieur brut (PIB) tout en assurant la réduction des impacts environnementaux et l’augmentation du bien-être ».
L’économie circulaire désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) pour un modèle économique « circulaire » où l’ensemble du cycle de vie des produits est intégré, de leur éco-conception à la gestion des déchets, en passant par leur consommation en limitant les gaspillages.

M

Méthanisation : La méthanisation (ou digestion anaérobie) est le processus naturel biologique de dégradation de la matière organique en absence d’oxygène (anaérobie). Il se produit naturellement dans certains sédiments, les marais, les rizières, les décharges, ainsi que dans le tractus digestif de certains animaux comme les termites ou les ruminants. Une partie de la matière organique est dégradée en méthane, et une autre est utilisée par les micro-organismes méthanogènes pour leur croissance. La décomposition n’est pas complète et laisse le « digestat » qui nécessite un compostage pour être stabilisé.
La méthanisation est aussi une technique mise en oeuvre dans des méthaniseurs où l’on accélère et on entretient le processus pour produire un méthane utilisable (biogaz). Des déchets organiques peuvent ainsi fournir de l’énergie.

O

Oxo-dégradable : Ces dernières années, des plastiques qualifiés d’« oxo-dégradables », de « fragmentables », d’« oxo-fragmentables », voire de « biofragmentables » ou même d’« oxo-biodégradables », sont apparus sur le marché. Il s’agit de polymères d’origine pétrochimique contenant des additifs oxydants minéraux favorisant leur dégradation en petits morceaux (jusqu’à devenir même invisibles à l’oeil nu). Ces plastiques peuvent en effet se fragmenter, sous certaines conditions (lumière, chaleur, etc.), mais ne sont pas biodégradables selon les normes en vigueur (EN 13432 ou NF T51-800). Par ailleurs, ces additifs contiendraient des métaux lourds dont on ne connaît pas actuellement les effets sur l’environnement.
Ces plastiques ont d’ailleurs été interdits par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte pour les applications emballages et sacs. La nouvelle directive européenne Single-Use Plastics (SUP), approuvée par le Parlement européen le 27 mars 2019, prévoit l’interdiction de ces plastiques oxo-dégradables pour tous les usages.

 

P

Polymère : Le terme polymère désigne une molécule de masse moléculaire élevée constituée d’un enchaînement répétitif d’un grand nombre de molécules simples appelés monomères, qui peuvent être identiques ou non. Le nombre de motifs monomères constituant la macromolécule est appelé degré de polymérisation. Les polymères sont en général polymoléculaires, c’est-à-dire qu’ils sont composés de mélanges de molécules de tailles différentes.
Les sucres, l’amidon et les protéines sont des polymères naturels synthétisés par les plantes, les animaux ou les bactéries ; on parle alors de biopolymères. Les plastiques issus de la pétrochimie sont également des polymères.

R

Recyclage organique : Le recyclage (ou la valorisation) organique désigne l’ensemble des modes de gestion et de valorisation des déchets biodégradables (déchets alimentaires, déchets verts, boues urbaines, boues industrielles, déchets des industries agroalimentaires, déchets agricoles, etc.). Les déchets biodégradables peuvent être recyclés (ou valorisés) via deux grands modes de traitement : le compostage et la méthanisation.