SPHERE a porté la voix des industriels de l’emballage lors des Assises de l’Economie Circulaire qui se sont tenues à Nantes les 30 septembre et 1er octobre derniers.
Les assises de l’Economie Circulaire et des déchets ont réuni l’ensemble des parties prenantes du secteur, en présence de Mathieu Lefebvre, Ministre délégué chargé de la Transition écologique.
Arnaud Leroy, directeur du développement durable, de la communication et des relations institutionnelles du groupe, a participé à la table ronde « Faire de l’économie circulaire une économie compétitive ». Pour SPHERE, le développement des matières recyclées doit être pensé à l’aune des réalités industrielles et économiques : coût de l’énergie et des matières, concurrence de la matière vierge, dépendance à des matières recyclées produites hors d’Europe. L’enjeu est donc aussi de donner aux industriels de la visibilité et de la stabilité réglementaire, tout en travaillant sur l’écoconception et les solutions de substitution, notamment avec des matières biosourcées, comme les bioplastiques. Une condition pour inscrire l’économie circulaire dans une trajectoire de résilience et de solidité sur le temps long.
Emmanuelle Messéan, directrice adjointe de la communication, est intervenue lors de la table ronde « Massifier la collecte des biodéchets : un enjeu majeur pour l’économie circulaire ». La réussite de la filière et l’amélioration de la captation des biodéchets passent avant tout par des solutions simples et adaptées aux usages réels (collecte en porte-à-porte, points d’apport volontaire accompagnés de pédagogie, outils de pré-collecte efficaces).
Les résultats de la Chaire CoPack, portée par la Fondation AgroParisTech, montrent qu’il est possible de concilier performance de collecte et qualité du compost. En effet, une absence de perturbation du compostage industriel et de toxicité a été constatée. Au-delà du geste de tri, la valorisation des biodéchets répond à des enjeux agronomiques, énergétiques, climatiques et de souveraineté. Nos voisins européens, à commencer par l’Italie, démontrent qu’une collecte ambitieuse et des solutions pratiques permettent d’obtenir des résultats significatifs. La question n’est plus de savoir s’il faut trier les biodéchets, mais comment rendre ce tri simple, efficace et accessible à tous.
